Entrez libre ! – 2 – Le Voyage à Nantes 2017

 »  Et si la maison d’arrêt, bâtisse historique de Nantes, témoignait, narrait, restituait l’âme de ses anciens occupants ? Et si ces murs nous racontaient, nous, tel un miroir de l’universellement humain ?
Les artistes invités :  David Bartex, Gilles Bouly, Jurictus et Sam Rictus, Katjastroph, Sébastien Marqué, Nosbé, Persu, Skio, Kazy Usclef, Rémi Verbraeken. »

le ciel est par dessus le toit...


Les portes du pénitencier

« Cela faisait plusieurs années que les artistes de Pick Up Production avaient un regard sur la Maison d’Arrêt de Nantes… Quand nous sommes allés visiter la prison, on s’est rendu compte immédiatement que c’était un lieu chargé d’histoires et d’émotions. Nous avons adoré travailler sur ce projet en transition, ce n’est pas tous les jours qu’une prison devient un futur lieu de vie ! La visite dès l’ouverture d’anciens surveillants ou détenus touchés et émus a été pour nous très gratifiante.  »

Entrez libres! #lvan

– Nicolas Reverdito, le directeur et programmateur de Pick Up Production, association culturelle nantaise qui a réalisé l’oeuvre du Voyage à Nantes « Entrez libre » dans l’ancienne Maison d’Arrêt.-

 » Ouverte en 1867, la maison d’arrêt a été construite au coeur du centre-ville de Nantes pour répondre à la logique de la société de l’époque. Le palais de justice (à présent :l’hôtel de luxe Radisson), sous Bonaparte, est le premier édifice à être construit en 1852. Puis, c’est la caserne de gendarmerie Lafayette, voisine en 1865. Les mêmes pierres ont été réutilisées pour ces trois bâtiments.
« D’un point de vue pratique, on avait souvent les lieux où se déroulaient les procès dans les centres-villes, explique Philippe Combessie, sociologue. On enfermait les personnes avant le procès et pendant. Et les déplacements étaient risqués, surtout quand on se déplaçait avec un véhicule à cheval. » Un souterrain reliant la prison au palais de justice était emprunté par les détenus pour être jugés. »

Entrez libres!

La maison d’arrêt a remplacé l’ancienne prison La Fayette, reconnue « insalubre », implantée sur le site de l’actuel lycée Jules-Verne. Une prison, qui avait l’inconvénient majeur d’être inondée en permanence. À l’intérieur du mur d’enceinte, bâti en losange, s’alignent des bâtiments avec un rond-point central de surveillance. Prévue à l’origine pour 400 détenus en dortoirs, avec une moyenne de 300 occupants, elle s’avérera vite « inadaptée », puisqu’en 1875, on commence à créer des cellules individuelles. (article 2012)

Ancienne prison de Nantes

Pick up production

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