Du côté du Bas-Chantenay – Nantes, quartier Chantenay-Ste Anne

Alors qu’il faisait encore très chaud, nous avons suivi les indications d’un site nantais qui propose des circuits pour découvrir ou re-découvrir des parties de la ville.
Récemment, nous avions rejoint (ma mère et moi) un groupe pour parcourir un quartier que nous connaissions mal lors d’une visite guidée. Mais, pas très convaincues par l’expérience, nous avons préféré nous y rendre nous-mêmes, à notre rythme, téléphone portable en main pour suivre le tracé (et les explications).

 

 

En fait, une grande partie nous était connue puisque nos avons vécu pas si loin que cela à  Chantenay (le nom du quartier)  il y a quand même longtemps. En gros, j’y ai passé mes 8 premières années… (donc au début des années 70). Je suis même allée au collège dans l’une de ces rues ; mais vous ne verrez pas l’établissement puisqu’il a …disparu, remplacé par des habitations toutes neuves !

 

Sur la gauche, il reste une petite école et un vieux bâtiment. Sinon, ce sont des immeubles neufs. Le collège a disparu en 2008. 

Rue des Réformes

Une vue du bas Chantenay avec la Loire

 
Nantes
Chantenay s’appelait donc Chantenay-sur-Loire et était à l’origine l’ une des  communes situées à l’ouest de Nantes. Elle a été annexée à la ville  en 1908 — en même temps que la commune de Doulon. Le territoire de Chantenay  est actuellement réparti entre les quartiers Bellevue – Chantenay – Sainte-Anne et Dervallières – Zola. Il existe donc une mairie indépendante, très mignonne (j’irais y reprendre des photos, promis). Je la connais bien, j’ai grandi tout près…

Une partie du quartier Ste Anne, tout prèsLa butte

Cette maison en U a une particularité, rue des Réformes : elle a appartenu aux parents de Jules Verne.

« Cette « maison à la campagne », qui figure sur le cadastre de 1837 avec les deux ailes en retour, est achetée par Pierre et Sophie Verne dans la première moitié du 19siècle. Jules Verne, futur écrivain, est alors âgé de 14 ans. La famille Verne, élargie avec cousins et cousines, vit dans cette propriété six mois de l’année, du printemps jusqu’à l’automne. Elle réside sur l’île Feydeau au cœur de Nantes le reste de l’année. La maison et le jardin offrent, à l’époque, un superbe point de vue sur la Loire et les bateaux. Depuis Chantenay, ils peuvent aller rendre visite, par le bac de Couëron, à l’oncle voyageur Prudent Allotte de la Fuye, « confiné dans sa propriété de la Guerche près du Pellerin ». C’est dans cette maison que l’écrivain conçoit De la Terre à la Lune et Vingt mille lieues sous les mers ainsi que deux titres du cycle des Voyages extraordinaires. » (source)

Maison rue de l'Abbaye

 

En face, c’est l’église St Martin. Je la connais, et j’en garde de souvenirs pas forcément super joyeux parce qu’on nous emmenait à quelques messes (Pâques, par ex.) quand j’étais au collège (privé donc catholique, je précise). Vu que j’en avais déjà plus que ras-le-bol de tout le cirque religieux et que j’avais à peu près zéro foi (depuis mes 12 an), autant dire que c’était une corvée… Mais le bâtiment est joli.

Eglise St Martin

 

L’angle de la rue de l’Abbaye :

A l'angle

 De belles maisons rue de l’Abbaye
Maison - rue de l'Abbaye

 

Maison - rue de l'Abbaye

 

Voici les maisons qui étaient celles des cadres et des ingénieurs de Saint-Gobain, rue de l’Abbaye. 

Rue de l'Abbaye

 

Maison

 

Porte de la maison située au n° 40 rue de l’Abbaye, architecte Wouaud, 1912 (maison inscrite sur la liste du patrimoine nantais du plan local d’urbanisme).

maison 40 rue de l'Abbaye

 

Plus bas (les rues descendent vraiment vers la Loire),  on trouve de nombreuses ruelles, d’anciens chemins qui serpentaient entre les jardins car il y avait du maraîchage sur le coteau de Chantenay. On trouve aussi de nombreux puits et plusieurs petites parcelles de vignes. Le chemin que je connaissais bien s’appelait – et s’appelle toujours : chemin des Vignes du Bourg. Celui que j’ai pris en photos est le chemin des Réunis

 

Chemins des Réunis

Voilà ce qu’on trouve. Un puits, en effet. Et nous sommes bien en pleine ville…

Un puits

Tout en bas, en descendant vraiment du coteau, vers ce qui est la partie industrielle, on trouve des zones en friche encore. On a même mangé des mûres délicieuses.

Bd du maréchal Juin

Et pour finir, un détail amusant :

fenêtre à chat

 

J’espère que la promenade vous a plu. Dès que possible, j’aimerais continuer mes photos du côté de mon (très) ancien quartier.

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